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Le pouvoir de l'engagement Total, LOEHR et SCHWARTZ (1/5)

Après avoir posé les bases de leur enseignement, Jim LOEHR et Tony SCHWARTZ décrivent ce qui fonde notre capacité à avoir un niveau toujours élevé d'énergie physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.
  1. Dans "Le pouvoir de l'Engagement Total" les deux auteurs, Jim LOEHR et Tony SCHWARTZ, défendent la thèse suivante : le malaise du cadre vient qu'il gère son temps, mais pas son énergie.
  2. Nous vivons dans un monde qui glorifie le travail et l'activité, qui ignore le ressourcement et la récupération et ne reconnaît pas que les deux sont nécessaires pour soutenir une haute performance.
  3. En réaction nous développons des stratégies de survie au fil du temps, lorsque le rythme que nous nous imposons est trop insoutenable : soit en nous désengageant du travail au profit de notre vie privée, soit au contraire en nous donnant à fond dans notre travail au détriment de notre vie privée. L' objectif de Jim LOEHR et Tony SCHWARTZ : nous accompagner dans une démarche d'engagement total : physique, émotionnel, mental et spirituel.
  4. Et ils commencent par mettre le doigt là où ça fait mal, avec une affirmation saisissante : on a plus d'exigences vis-à-vis d'un cadre, que d'un sportif de haut niveau. Le sportif de haut niveau performe 10% de son temps, et passe le reste à récupérer de sa performance. A l'inverse, le cadre travaille 8, 10, parfois 12 heures par jour, en produisant un effort linéaire du début à la fin de la journée. Ses temps de récupération sont limités, quand ils ne sont pas inexistants.
  5. Jim LOEHR et Tony SCHWARTZ y voient une grave erreur : nous ne sommes jamais aussi productifs que quand nous nous sentons pleinement engagés dans ce que nous faisons, mais il en va de notre capacité à être engagé comme de celle à réussir à nous désengager ponctuellement pour récupérer. C'est ce mouvement d'oscillation qui garantit nos performances.
  6. Pour autant le propos des deux auteurs n'est pas de louer l'oisiveté au détriment de l'action, mais bien de conserver un équilibre dynamique entre la dépense de l'énergie (l'effort) et le renouvellement de l'énergie (la récupération).
  7. Nul doute en effet pour eux que c'est dans l'effort que nous développons nos capacités intellectuelles, émotionnelles et spirituelles. Cet effort est l'occasion pour notre corps et notre esprit d'apprendre : c'est par exemple en multipliant les occasions de prendre la parole que vous renforcez votre capacité à discourir avec aisance, jusqu'à ce que cela devienne une seconde nature.
  8. Mais la qualité de notre effort diminue avec le temps. Nous en avons tous fait l'expérience : au-delà de 90 à 120 minutes, il nous devient plus dur de nous concentrer. Il est certes possible de dépasser ce temps, mais à condition d'enclencher un processus de stress, habituellement conçu pour nous aider à gérer des situations d'urgence.
  9. Les deux auteurs introduisent le concept du rituel positif : il s'agit d'un temps que l'on s'accorde et pendant lequel nous laissons notre esprit vagabonder. Pas d'efficacité soutenue, sans ses temps que l'on accorde à son corps et à son esprit pour récupérer.
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Le pouvoir de l'engagement Total, LOEHR et SCHWARTZ
Critique de Personal MBA Le 11 Octobre 2009
Note : 5
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