Pierre Charles Toussaint Blanchard, mon aïeul qui survécut à la Révolution française



Qui est Pierre Blanchard pour moi ? Pierre Blanchard est le frère de Jeanne Blanchard (1750-1819) dont je suis le descendant à la 7ème génération (du côté de ma mère). C'est donc aussi le fils de François Blanchard (1720-1784) et Suzanne Tison (1725-1795?), mes ancêtres à la 8ème génération.


Pierre Blanchard - Lithographie (1830)

C'est peu dire que mes recherches sur Pierre ont été aussi inattendues que singulières. 

Pierre Blanchard n'apparaît pas dans les livres d'Histoire. Il marqua pourtant son époque et la postérité se souviendra de lui pour un fait très précis : le 9 janvier 1826, il redonne vie à une congrégation qui s'était éteinte avec la révolution : la congrégation des eudistes.

En voulant suivre Pierre et marcher sur ses pas, je suis descendu dans l'histoire de France et ses intrigues. 

J'ai visité la Révolution, rencontré Napoléon et aperçu la Restauration. Pierre m'a emmené à Paris dans les collections des Archives Nationales. Il m'a fait lire la dernière lettre qu'il a écrite quelques jours avant de mourir. Il m'a guidé jusqu'à la chapelle du lycée privé Saint-Martin de Rennes où son cœur fut emmuré il y a de cela 189 ans. Et fait inédit, il m'a convié à son enterrement qui me sera raconté dans les détails par ses contemporains.

Ce sont ces découvertes que je m'apprête à partager avec vous. Au fil de mes recherches, j'ai découvert la vie d'un homme de conviction et fidèle à sa vocation qui sera le témoin privilégié des grands bouleversements de la France.

Voici pour la première fois l'histoire de Pierre Blanchard.

La jeunesse de Pierre Blanchard (1755 - 1776)



Acte de baptême de Pierre Blanchard - Carantilly (1755)

Du Samedy premier jour de Novembre mil sept cent cinquante cinq a été baptisé par nous vicaire soussigné un fils né d'hier soir du légitime mariage de François Blanchard laboureur de cette paroisse et de Suzanne Tison son épouse nommé Pierre Charles Toussaint par François Gopet laboureur de cette paroisse assisté d'Anne Gopet sa sœur qui ont signé avec nous.

Mes recherches sur Pierre m'emmènent d'abord en Normandie dans le registre des baptêmes de Carantilly en l'année 1755.

Pierre Blanchard y naît le 31 Octobre et comme le veut l'usage, il est baptisé le lendemain de sa naissance le 1er Novembre à l'église Notre-Dame de Carantilly.

Le jour de sa naissance, son père, François, a 35 ans. Sa mère Suzanne, née Tison, en a 30.  Tous les deux se sont mariés le 9 juillet 1744 à Hambye, village de naissance de Suzanne de 3500 âmes et situé à trois heures de route  à pied au sud de Carantilly.

Avec leurs 10 enfants - quatre fils et six filles - ils forment une famille de laboureurs aisés, excellents chrétiens et fort considérés dans toute la région.

Jeune adolescent, Pierre est envoyé en études au Collège de Coutances. Il y fait ce que l'on appelle à l'époque ses humanités, expression qui naguère désignait l'éducation des jeunes esprits par l'étude des langues grecques et latines.

Dans une notice historique du Collège de Coutances on peut lire :
L'enseignement du collège de Coutances (...) embrassait la langue latine, la langue grecque (...), la rhétorique, la philosophie, la physique et les mathématiques. Les cours de philosophie duraient deux ans (...) Cet établissement offrait à la jeunesse un système aussi complet et aussi vaste qu'il était alors possible de le trouver en France. aussi, accourait-elle en foule à Coutances pour y puiser l'instruction scientifique et littéraire qui la préparait aux diverses carrières sociales.

Pierre se découvre une vocation (1776 - 1783)


Nous sommes en août 1776, Pierre a tout juste terminé ses études au collège de Coutances et il fait le choix d'une carrière ecclésiastique.

Devenir prêtre signifie d'abord étudier la théologie et donc entrer au séminaire. C'est ce qu'il fait en intégrant le séminaire de Coutances dirigé par des eudistes - une congrégation de prêtres fondée en 1643 par Jean Eudes et qui se consacre principalement à la formation des futurs prêtres.

Il y reçoit les ordres mineurs et la tonsure le 19 septembre 1777 (premières initiations avant de devenir prêtre) des mains de son évêque Mgr Ange-François Talaru de Chalmazel.

Après trois années passées au grand séminaire, Pierre est admis à faire son noviciat, une période qui permet aux prêtres candidats - les novices - de tester leur engagement et leur vocation à devenir prêtre.

Il  est déjà nommé diacre lorsqu'il rejoint le noviciat des eudistes le 1er juin 1779 à Valognes. Le 23 septembre 1780 il est ordonné prêtre et est incorporé au petit séminaire de Rennes en qualité de préfet des études. Il en devient le supérieur général le 4 janvier 1783. Il n'a que 27 ans.


Certificat reconnaissant Pierre Blanchard supérieur du séminaire de Rennes - Archives Nationales (1783)

Francois Bareau de Girac, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint siège Apostolique,
Évêque de Rennes, conseiller du roi en tous les conseils,
certifie, à qui il appartient, que Messire Pierre Blanchard est supérieur de notre petit séminaire de cette ville,
en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat.
Donné à Rennes en notre plais épiscopal, sous notre seing
et le contreseing de notre secrétaire, le quatre janvier 1783.

En cette année 1783, tout semble sourire à l'abbé Blanchard. Son ascension a été fulgurante. On loue volontiers son administration du séminaire de Rennes.

C'était sans compter les soubresauts de l'Histoire et la survenance d'une Révolution sanglante pour le clergé français qui l'obligeront brutalement à s'exiler.

Pendant la révolution française (1791-1801)


L'assassinat de Jacques-François Lefranc
vu par Pierre Méjanel - (1886)

Nous sommes en juin 1791, et à Rennes, comme partout en France, l'orage révolutionnaire gronde :
Le gouvernement s'empara, le 15 juin 1791, du petit-séminaire, et en chassa le père Pierre Blanchard, alors supérieur, et les autres eudistes ; puis il céda le bâtiment à la ville de Rennes pour qu'elle en fit son hôpital général. 


Le 26 août 1792, une nouvelle constitution civile du clergé est votée qui transforme curés et évêques en fonctionnaires. Ceux qui refusent d'y prêter serment (les réfractaires) sont remplacés dans leur office et exilés :
"Un décret bannit les réfractaires qui pourront choisir leur lieu d'exil. Selon le préambule, cette « mesure générale [est] justifiée par le danger de la patrie et l'obligation de rétablir l'union entre les Français. » (...)  Les prêtres réfractaires doivent « sortir du royaume sous le délai de quinze jours ». Selon le mot du député Isnard : « Il faut renvoyer ces pestiférés dans les lazarets de Rome et d’Italie »"

Pierre (comme la majorité du clergé breton) refusera de transiger avec sa foi et se condamnera à l'exil en refusant de prêter serment à cette nouvelle constitution.

Au même moment à Caen, les persécutions du clergé ont commencé et le sang coule dans les rues. Le prêtre eudiste Jacques-François Lefranc qui dirige lui le séminaire eudiste de Caen est emprisonné et massacré avec 180 autres religieux le 2 septembre 1792.

C'est sans doute cet événement qui précipitera l'exil de Pierre Blanchard. Il reste caché quelque temps dans le diocèse de Rennes, puis s'enfuit vers  Jersey puis de là vers l'Espagne le 14 septembre 1792.  Il se réfugie dans le diocèse de Ciudad-Rodrigo (en Salamanque) et est accueilli avec d'autres prêtres exilés par l'évêque Benoit Uria.
Plusieurs ecclésiastiques français s'étaient réfugiés dans le diocèse de Ciudad Rodrigo au royaume de Léon. M. Benoit Uria, qui en était alors évêque les reçut avec une charité vraiment épiscopale. 

Je sais peu de choses sur ces années passées en Espagne. Je sais juste que Pierre n'attendit pas la fin des persécutions pour rentrer en France.

Après cinq ans d'exil, alors que les persécutions envers le clergé français perdurent, et pensant certainement que le gros de l'orage est passé, il décide de revenir dans la clandestinité en France pour organiser l'église réfractaire. 

Déguisé en ouvrier maçon, portant sur son épaule les outils de sa profession il peut parvenir jusqu'à Rennes en juillet 1797. Nous sommes deux mois avant le coup d'état du 18 brumaire mené par Napoléon Bonaparte.

Dans un ouvrage de 1869 consacré aux pères eudistes on peut lire :
Rentré en France en 1797, il (le père Blanchard) resta caché à Rennes jusqu'en 1803, d'abord chez les frères Hermann, et ensuite chez Mme Dupont des Loges, aïeule de Mgr l'évêque de Metz actuel, qu'il quitta pour aller chez M. de Talhouët-Brignac, ancien conseiller au parlement.

Fidèle à sa vocation, il célèbre la messe dans les caves de l'hôtel particulier de Talhouët-Brignac en toute clandestinité et la quitte parfois secrètement pour visiter les malades et les mourants qui réclament son assistance spirituelle.
Au moment du danger, il avait pour abri une cachette pratiquée dans la muraille et recouverte d'une boiserie. Un jour il faillit tomber aux mains de la police, dans une perquisition, et il dut rester enfermé pendant 24 heures sans prendre aucune nourriture.

Office clandestin pendant la Révolution - Auteur inconnu

Retour en grâce et disgrâce à l'époque napoléonienne (1801 - 1815)


L'arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir et la signature du concordat en 1801 (qui établit une paix durable entre la France et le Vatican), créent une situation plus sereine pour le clergé français et ses prêtres réfractaires qui peuvent progressivement revenir d'exil.

C'est dans ce contexte que Pierre Blanchard ouvre à la Mettrie dès 1800 puis à la Hautière un embryon de séminaire.

Troisième séminaire installé à la Mettrie (en Montgermont) en 1800 par le père Blanchard 
- Auteur inconnu


A la même époque, Napoléon crée les premiers lycées : des écoles laïques sensées - de ses propres mots - former "l'élite de la nation". La France en compte 8 au départ et l'une de ces nouvelles écoles laïques se trouve à Rennes. 

A coté de ces nouveaux établissements publics laïcs, et soucieux de préserver une paix fragile avec l'Eglise, Napoléon tolère la présence d'établissements privés religieux. C'est ainsi que l'école secondaire privée de Pierre Blanchard - désormais installée à Rennes - reçoit l'autorisation inédite d'exercer par décret de Napoléon du 18 août 1804.

Extrait des minutes de la secrétairerie d'état - Archives Nationales (1804)

Au quartier général impérial (...) le 30 thermidor An 12.
Napoléon Empereur des français, sur le rapport du ministre de l'intérieur, décrète ce qui suit :
Article 1er
Les maisons d'éducation particulières ci-après désignées sont seules autorisées à prendre
ou à conserver le titre d'école secondaire dans le département d’Île et Vilaine
(A) Savoir
L'école de Mr Blanchard de Rennes
Les élèves de la maison d'éducation seront admis à concourir aux (...) gratuites des lycées

Pierre dirigera cette école pendant 8 ans. Le 11 décembre 1811, refusant d'appliquer le décret impérial de 1811 obligeant les chefs d'établissement religieux à enseigner toutes les doctrines formulées dans les manuels officiels de l’université, il préfère fermer son école.

Heures de gloire (1815 - 1829)


Le lycée de Rennes ancien Collège Royal de Rennes - Carte postale (?1900)

C'est un nouveau soubresaut de l'histoire qui amènera Pierre à revenir sur le devant de la scène. En 1815, Napoléon abdique et Louis XVIII arrive au pouvoir le 8 juillet 1815. Il rétablit la souveraineté monarchique - c'est la période dite de la Restauration.

A cette occasion, on fait à nouveau appel aux services de l'abbé Blanchard. Le lycée de Rennes est devenu un collège royal et on propose à Pierre d'en devenir le proviseur. Il accepte cette fonction et l'occupe à partir du 18 octobre 1815.


Certificat de nomination au poste de proviseur du collège royal - Archives Nationales (1815)
Commission de l'instruction publique
Extrait des procès verbaux de la commission de l'instruction publique
Séance du 20 septembre 1815.
La commission arrête ce qui suit :
M. l'abbé Blanchard ex-supérieur ecclésiastique de Rennes est nommé professeur du Collège Royal de cette ville en remplacement de Mr l'abbé Esnard qui sera appelé à d'autres fonctions ou obtiendra sa retraite.

Le collège royal de Rennes deviendra sous l'administration de Pierre l'un des plus réputés de France.

En 1823, en récompense de son succès et de sa fidélité au pouvoir, il est nommé recteur de l'académie de Rennes et décoré de la légion d'honneur.

Certificat de nomination de Pierre Blanchard en qualité de recteur de l'académie de Rennes - Archives Nationales (1830)

Nous Denis Frayssinous, évêque d'Hermopolis, premier aumônier du roi (...) de France, Grand Maître de l'Université. 
Après avoir pris l'avis du conseil royal, avons arrêté ce qui suit : 
Article 1er 
L (...) abbé Blanchard, vicaire général proviseur du Collège Royal de Rennes et chargé provisoirement des fonctions de recteur est nommé recteur de l'académie de Rennes


Dossier de la légion d'honneur de l'Abbé Blanchard - Base Léonore (1822)

Ses derniers jours (1830)

Quelques années passent et nous sommes maintenant le 24 août 1830. Pierre a atteint l'âge vénérable de 75 ans. Il a survécu à une première révolution, celle de 1789. Mais il le pressent certainement : celle de Juillet 1830 aura raison de ses dernières forces.

Huit jours plus tôt, le 16 août, le roi de France auquel il a prêté allégeance, Charles X, a abdiqué et a pris la mer depuis Cherbourg pour se réfugier en Angleterre.

C'est le cousin de Charles X, Louis-Philippe 1er, qui profite de cette fuite pour arriver au pouvoir et lui succéder. Pierre n'envisage pas de prêter serment au nouveau roi qu'il estime être un usurpateur et plutôt qu'on lui demande de quitter ses fonctions, il décide de prendre les devants en présentant sa démission.

Il se saisit d'une feuille de papier, plonge la plume dans l'encrier et écrit ce qui sera certainement sa dernière missive.

L'écriture est pénible à lire et témoigne de sa fragilité et de sa santé déclinante. Il y annonce qu'il est incapable d'assumer plus longtemps sa charge de recteur de l'académie de Rennes et demande au ministre de faire liquider sa pension de retraite.


Courrier de l'abbé Blanchard à son ministre - Archives Nationales 24 août 1830
Monsieur le ministre, 
(vu?) mon grand âge et l'état de maladie où je suis réduit depuis 9 mois sans pouvoir sortir de ma chambre, me mettant dans l'impossibilité d'exercer mes fonctions de recteur de l'académie de Rennes, je me suis vu dans la nécessité de déléguer l'un de nos inspecteurs pour les remplir. 
Dans ces circonstances, je vous supplie monsieur le ministre d'avoir la bonté de faire liquider la pension de retraite à laquelle me donne droit mes longs services ; vous verrez par l'état ci-joint et les pièces à l'appui que j'ai consacré ma vie toute entière à l'instruction publique.

Courrier de l'abbé Blanchard à son ministre (suite) - Archives Nationales 24 août 1830
J'ai l'honneur d'être avec un parfait respect 
monsieur le ministre 
votre bien humble et très obéissant serviteur 
le recteur de l'académie 
l'abbé Blanchard


L'abbé Blanchard mourut à sa maison du Pont-Saint-Martin le 14 septembre 1830 à deux heures trente de l'après-midi.

Post-Scriptum


Chapelle où est emmuré le cœur de Pierre Blanchard
(c) Lycée privé Saint-Martin - Rennes (2020)

Il est assez rare en généalogie d'avoir le récit d'une inhumation d'un aïeul. Encore moins quand celle-ci eut lieu il y a deux cents ans. Alors j'en profite pour poursuivre mon récit. Car celle de Pierre Blanchard fut assez remarquable pour être consignée.

Les obsèques de Pierre eurent lieu le 17 décembre 1830 à la cathédrale de Rennes en présence de cinq à six cents prêtres et d'une grande affluence de fidèles.
Ses obsèques eurent l'apparence d'un triomphe. Monseigneur l'évêque, qui, comme ses prédécesseurs, avait constamment honoré le vénéré défunt de sa confiance et de son amitié, voulut assister à son convoi funèbre. On y vit réunis des hommes de tout âge, de tout rang, de toute opinion, qui d'une voix unanime faisaient l'éloge du pieux abbé.


Pierre fut ensuite inhumé au cimetière commun dans la partie réservée au clergé. Sur une simple tombe de marbre noir, on pouvait lire :
Ici repose le modèle des prêtres, l'ami des jeunes gens, le prêtre des pauvres, le consolateur des affligés, M. Pierre Charles Toussaint Blanchard, chanoine, vicaire-général, recteur de l'Académie, décédé le 14 septembre 1830. Cujus memoria in benedictione est.

Enfin, en 1855 la congrégation des eudistes fait transporter les restes de l'abbé Blanchard près de Redon dans le cimetière de leur congrégation à la Roche-du-Theil.

L'histoire ne s'arrête toutefois pas là car après sa mort l'entourage de Pierre décida que son cœur devait demeurer dans l'église du pensionnat qu'il avait fait construire rue d'Antrain (devenu aujourd'hui le lycée Saint-Martin).

La translation du cœur eut lieu le 16 juin 1831 et prit la forme d'une longue procession depuis la maison où l'abbé Blanchard était mort jusqu'à l'église du pensionnat.
L'urne qui renferme le cœur était portée sur un brancard par deux prêtres de la maison. Le cortège se composait du chapitre de l'église cathédrale, du clergé de toutes les paroisses de la ville, et d'un très grand nombre de prêtres qui étaient accourus des parties les plus éloignées du diocèse , sur le simple avis qui en avait été donné dans la Gazette de Bretagne. A la suite du brancard marchaient sur quatre rangs les élèves des deux établissements accompagnés des ecclésiastiques qui les dirigent, et on voyait au maintien de ces jeunes gens, qu'ils sentaient toute l'étendue de la perte qu'ils ont faite.

 Le récit se poursuit une fois que le cortège fut arrivé à la chapelle du pensionnat.
Quand on fut arrivé à l'église, qui était presque entièrement tendue de noir, et remplie d'amis et d'anciens élèves de M. Blanchard, le brancard fut déposé sur un catafalque qui avait été dressé dans le sanctuaire, et la messe fut célébrée par M. l'abbé Guillotte, chanoine honoraire, neveu de M. Blanchard.

L'oraison funèbre est l'occasion d'en apprendre plus sur le caractère Pierre et le souvenir qu'il laissera :
Aussi les malheureux ont-ils témoigné, par leurs regrets, qu'ils avaient perdu en lui un père. L'orateur a montré que parmi les vertus éminentes de ce véritable prêtre, il y en avait une qui dominait sur toutes les autres ; c'était la douceur, qui était en effet le fond de son caractère. 

Une messe est dite et le cœur est porté par deux curés et anciens élèves de l'abbé Blanchard sur le monument prévu pour l'accueillir dans une des chapelles de l'église :
Un monument simple mais grave (...) construit en pierre blanche et en marbre noir.
L'Ami de la religion et du Roi : journal ecclésiastique, politique et littéraire


Lycée privé Saint-Martien - Google Earth - Rennes (2020)
La flèche rouge indique l'emplacement de la croix érigée à la mémoire de Pierre Blanchard. A droite l'église où le cœur de Pierre Blanchard est emmuré.



(c) Lycée privé Saint-Martin - Rennes (2020)
Croix érigée à la mémoire de Pierre Blanchard - fondateur 


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